Voxing Pro

Depuis près de deux décennies, Alexandra Dima explore la voix comme un espace de liberté et de transformation. D’abord comédienne, elle découvre le doublage presque par hasard avant d’élargir son univers à la narration, la publicité ou encore le podcast. Portée par le goût du renouvellement et la richesse des rencontres en studio, elle aborde chaque projet avec la même curiosité et le même plaisir d’interpréter. Dans cette interview, elle revient sur son parcours, sa vision du métier et les envies qui continuent de nourrir son énergie créative.

Comment la voix est-elle devenue une évidence dans votre parcours artistique ?

J’ai commencé ma carrière comme comédienne, en jouant dans quelques pièces et plusieurs courts métrages. Mais sans agent, il était difficile d’être informée des castings, et j’ai envisagé de changer de voie. Quand j’ai compris que ce serait la voix, je me suis inscrite en formation doublage au Magasin, à Vanves. Ensuite, j’allais tous les jours chez Dubbing pour assister aux plateaux. La plupart des directeurs artistiques acceptaient. Un jour, l’un d’eux m’a proposé de faire une ambiance, puis une autre… et tout a commencé comme ça. Petit à petit, j’ai élargi mes compétences en voice-over, narration, publicité, institutionnel ou podcast. Cela fait maintenant dix-huit ans que je fais ce métier.

Qu’est-ce qui vous a le plus aidée dans votre évolution professionnelle ?

Le désir d’être libre et d’éviter la routine. Ce métier est en perpétuel renouvellement : chaque projet est une nouvelle expérience, une nouvelle rencontre. On travaille ensemble, puis on se retrouve parfois des semaines ou des mois plus tard avec la même joie. Impossible de s’en lasser.

Comment vous préparez-vous avant une séance d’enregistrement ?

J’arrive toujours en avance, une dizaine de minutes environ. Cela me permet de m’installer tranquillement en cabine et d’échanger avec l’ingénieur du son avant de commencer.

Comment construisez-vous une empreinte vocale à partir d’un texte ou d’images seules ?

Le texte parle souvent de lui-même. En fonction des mots et du sujet, je perçois naturellement le ton à adopter. Ensuite, le directeur artistique et les clients sont là pour nous guider et affiner la direction.

Avez-vous déjà vécu une expérience difficile en studio ?

Oui, une fois j’ai perdu ma voix en pleine séance et je me suis retrouvée aphone. C’était la première fois que cela m’arrivait… et forcément pendant un enregistrement ! Heureusement, la séance a pu être reportée.

Quels types de projets vous attirent le plus aujourd’hui ?

J’aime tout justement parce que la diversité fait la richesse du métier : passer d’une narration documentaire à une publicité, d’un film institutionnel à un podcast ou à un billboard… cette variété est ce qui me plaît le plus.

Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite se lancer dans la voix ?

Avoir une vraie expérience de jeu et se former à la voix off. Même si aujourd’hui, avec l’arrivée de l’IA, s’engager dans cette voie demande réflexion et lucidité.

Avec quelles équipes avez-vous particulièrement aimé travailler ?

La plupart des collaborations se font avec des personnes formidables, mais si je devais citer quelqu’un, ce serait Philippe Leclerc. Nous avons enregistré de nombreuses narrations pour France 5 pendant une quinzaine d’années. Il a été l’un des premiers à me faire confiance et je lui dois beaucoup. Nous venons d’ailleurs d’enregistrer ensemble cinq épisodes de la série documentaire HUMAN.

Y a-t-il des projets ou formats que vous aimeriez explorer davantage ?

J’aimerais beaucoup animer une émission de radio ou un podcast, interviewer des invités. Les quelques expériences que j’ai eues dans ce domaine m’ont énormément plu.

Quel serait votre plus grand rêve professionnel ?

Continuer simplement à exercer ce métier le plus longtemps possible. Aimer son travail est déjà une chance incroyable.

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