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Après deux années d’écriture, Pierre Alam monte sur scène avec son one-man-show « J’ai toujours voulu qu’on m’appelle Papa ».
Avec « J’ai toujours voulu qu’on m’appelle Papa », Pierre Alam propose un seul-en-scène à la fois drôle, sensible et rythmé, où il s’empare des grandes et petites questions liées à la parentalité. Il y parle du couple, des doutes, des instants de grâce et de ce lien bouleversant qui se construit au fil du temps.
Nourri par son expérience de comédien et son regard d’artiste, le spectacle mêle narration, humour de situation, énergie corporelle et surprises scéniques, pour une expérience résolument incarnée et accessible à toutes et tous. *Le metteur en scène est Serge Thiriet, directeur artistique, avec qui Pierre travaille depuis quelques années !
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À la fois comédien voix reconnu et artiste de scène, Pierre Alam navigue depuis plus de vingt ans entre studios d’enregistrement, projets audiovisuels et créations artistiques. Aujourd’hui, il est aussi à l’affiche d’un one-man-show personnel et audacieux, « J’ai toujours voulu qu’on m’appelle Papa », dans lequel il explore la parentalité avec humour, sincérité et autodérision.

À l’occasion de cette actualité scénique, nous avons rencontré Pierre Alam pour parler de son parcours, de son rapport à la voix, de son expérience du doublage et de ce qui continue, après tant d’années, à nourrir sa passion du métier.

La voix n’était pas un choix de carrière prémédité. Comment tout a commencé pour vous ?

Je ne l’ai pas « décidé ». Même si j’ai toujours été très sensible aux voix, c’est vraiment un concours de circonstances qui m’a conduit à devenir, entre autres, comédien voix.
Un ami ingénieur du son me disait que j’avais une belle voix et il m’a présenté à une directrice artistique qui m’a donné ma chance. L’aventure « voix » a donc commencé en janvier 2005 !

Selon vous, qu’est-ce qui fait la différence dans ce métier, au-delà du talent pur ?

Beaucoup d’abnégation, du temps et surtout, être comédien !

Si vous deviez identifier un moteur essentiel dans votre parcours, lequel serait-ce ?

Ma passion pour le cinéma. Dès petit, je rejouais des scènes de films devant la famille.

Le stress et la pression font partie intégrante du métier. Comment avez-vous appris à les apprivoiser ?

Il m’a fallu beaucoup d’années pour « gérer » le stress et la pression. Aujourd’hui, je suis dans le relâchement tout en étant concentré.

Avant une session d’enregistrement, avez-vous des rituels ou une méthode de préparation particulière ?

Je ne me prépare jamais. Cela fait 20 ans que je suis dans le domaine de la voix. J’essaie d’être le plus disponible possible pour être à l’écoute du directeur artistique.

Comment donne-t-on une identité vocale à un personnage qui n’existe que sur un écran ou sur une page ?

Un comédien a cette capacité, à partir de dialogues par exemple, « d’entendre » le ton et l’énergie du personnage. À partir de là, en théorie, le « son » sort naturellement.

Quel projet vous a offert le plus de liberté et de plaisir de jeu ?

Un jeu vidéo qui s’appelle King of Meat. J’avais une telle liberté que j’ai pu utiliser toute ma palette artistique et vocale. Je me suis régalé ! Faire rire toute l’équipe fut un vrai plaisir.

À l’inverse, existe-t-il une expérience que vous qualifieriez de plus difficile ?

Pour être tout à fait transparent, ce ne sont pas tant les projets ou les expériences voix qui font les mauvais souvenirs. Ce sont plutôt les personnes.

Y a-t-il un type de projet qui reste, pour vous, au sommet ?

Le graal reste et sera toujours le doublage de fictions, TV et/ou cinéma. En ce qui me concerne, j’aime tout faire, car ce métier est une vraie passion.

Un rôle qui vous a particulièrement marqué au fil des années ?

Difficile de répondre. Je dirais le personnage de Captain Boomerang dans le jeu vidéo Suicide Squad: Kill the Justice League, car j’ai travaillé dessus pendant trois ans !!

Que diriez-vous à quelqu’un qui rêve de se lancer dans le doublage ou la voix-off ?

Avant tout : être comédien !

Quel est aujourd’hui votre plus grand souhait professionnel ?

Vivre de mon métier le plus longtemps possible. Je me nourris de toutes et tous.

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